Gazelle SA341F

La Gazelle est un hélicoptère léger polyvalent de construction métallique conçu dans la deuxième moitié des années 1960 par Sud-Aviation et produit en série à partir du début des années 1970 par la Société nationale industrielle aérospatiale (SNIAS ou Aérospatiale) en collaboration topdatingsitesreview.com avec Westland Helicopters (Royaume-Uni). Déclinée en deux versions commerciales principales (nomenclatures SA 341 et SA 342), la majeure partie de sa production fut destinée aux armées (France, Tunisie, Maroc, Royaume-Uni, Yougoslavie, Égypte, Koweït, Irak (38 entre 1980 et 19882) mais elle connut aussi un succès certain dans les milieux civils.

RôleLiaison/reconnaissance
Appui-protection
Lutte anti-chars
Lutte anti-aérienne
Constructeur  Sud-Aviation puis Aérospatiale
Premier vol7 avril 1967
Date de retraitToujours en service, fin de production en 1996
Nombre construit>1775
Équipage
5
Motorisation
MoteurSA 341 : Turbomeca Astazou III C21
SA 342 : Turbomeca Astazou XIV M ou H1
Nombre1
TypeTurbine à gaz
Puissance unitaireSA 341 : 6521 ch 
SA 342 : 8641 ch
Nombre de pales3
Dimensions
Diamètre du rotor10,501 m
Longueur9,5331 m
Hauteur3,1921 m
Masses
À videSA 341 : 1 160 kg
SA 342 : 1 200 kg
Maximale1 9001 kg
Performances
Vitesse de croisièreSA 341 : 220 km/h
SA 342 : 230 km/h
Vitesse maximale3101 km/h
Plafond6 0001 m
Vitesse ascensionnelle5401 m/min
Distance de convoyage670 km
Armement
ExterneSoit :
1 canon Giat M621 de 20 mmen sabord droit1
2 x 2 missiles anticharsfiloguidés HOT1
2 x 2 missiles antichars AT-3 Sagger (russes)
2 x 2 missiles anti-aériens AATCP thermiques Mistral
1 panier à roquettes
2 x 2 missiles anti-aériens SA-7 Grail (russes)
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Malgré son ancienneté, cet hélicoptère forme encore en 2015 la force principale des hélicoptères de combat de plusieurs pays.

Tableau de bord central d’un hélicoptère Gazelle SA 342M de liaison en 2001.

Cet appareil, conçu pour remplacer les Alouette II, intègre plusieurs avancées technologiques puisqu’il est le premier à utiliser un fenestron au lieu du rotor anti-couple traditionnel ainsi que le premier hélicoptère à être habilité au vol mono-pilote en Cat I (conditions météorologiques) en 1975 dans sa version SA 341G. D’autre part, la cellule est construite avec une structure en « sandwich » composée de fibre de verre alvéolé en forme de nid d’abeille entre deux plaques d’alliage léger et le rotor principal est équipé de trois pales principales « souples » procurant aux passagers un très bon confort vibratoire en vol1. De plus, le train d’atterrissage n’est plus équipé d’amortisseurs, ce qui supprime le risque d’entrée en résonance qui rendait parfois certains hélicoptères incontrôlables au sol. Enfin, la Gazelle apporte aussi une grande amélioration au niveau de la maintenance avancée (opérations simples d’entretien effectuées par les mécaniciens avant ou après le vol) qui permet de fortes réductions de temps d’immobilisation (la durée de l’entretien d’une Alouette II ou III en retour de mission est de l’ordre d’une heure, contre 30 minutes pour une Gazelle), de coûts de maintenance et une augmentation de la fiabilité1.

Le 22 février 1967 un accord franco-britannique portant sur la Gazelle, le Puma et le Lynx eut lieu et précisant qu’ils seront construits en collaboration avec Westland Helicopters3. Le 7 avril 1967 eut le 1er vol du SA 340 piloté par Jean Boulet. Ce prototype a déjà les formes générales définitives de la version de série. Les premières versions semblent avoir été équipées d’un moteur Turbomeca Astazou III et d’un rotor d’Alouette II, ceci avant les incessantes modifications qui aboutiront au remplacement de celui-ci par une tête rotor semi-rigide développée par la firme allemande Bölkow. Le no 002, dans l’une de ses versions, voit les plans fixes horizontaux placés au sommet de la dérive, lui conférant ainsi un empennage en T. Le bas des portes est encore en tôle ainsi que la majeure partie du plafond de la cabine et la batterie n’est pas encore placée dans le nez de l’appareil. Le 16 août 1971 eut lieu le 1er vol du SA 341 de série. Elle entre en service dans l’armée de terre française en 1973 (1979 pour la Gazelle Hot)4.

Dans les années 1990 eut lieu le chantier « coupe-câble ». En effet, en France il y a eu une modification de tous les appareils de l’ALATimpliquant un retrait du dispositif Homing (longues et fines antennes sur le nez de l’hélicoptère how to write a critical analysis essay on a play permettant le positionnement par rapport à une station émettrice au sol) et la mise en place du système coupe-câble (équerres métalliques au-dessus et en dessous de la cellule, à l’avant) qui permet la section des câbles électriques en cas de heurt.

Plus de 1 250 Gazelle ont été fabriquées en France, 262 au Royaume-Uni, 30 sous licence en Égypte et un nombre indéterminé (200+) en ex-Yougoslavie.

Une partie du parc Gazelle français est remplacé par les Tigre (67 exemplaires en ligne prévu en 20255.) et par le futur hélicoptère interarmées léger (HIL)6.

En avril 2007, l’ALAT exploite près de 300 hélicoptères Gazelle (toutes versions confondues). En janvier 2008, le Ministère de la Défense français a désigné l’EC120 comme nouvel hélicoptère d’entraînement de l’Armée de terre baptisé NHE (Nouvel Hélicoptère École) en remplacement de la Gazelle SA 342M.

Depuis 2009, quelques exemples expérimentent la numérisation du champ de bataille de l’ALAT, le NumALAT, dont les premiers exemplaires de série arrivent en service en 20158

Depuis la fin 2011, les Gazelle sont en cours de retrait, avec 98 exemplaires en service en première ligne à cette date. Il reste 137 exemplaires en parc fin 2013 d’un âge moyen de 27 ans9.

En février 2015, on prévoit l’équipement d’un total de 81 Gazelle (58 Viviane et 23 SA-342M) de NumALAT, ces dernières devant être équipées de la minigun M134 qualifié depuis 2016 pour le COS et 2017 pour les régiments d’hélicoptères de combat10. De par le retard du programme hélicoptères interarmées légers (HIL), ces engins doivent rester en service jusqu’aux années 203011,12.